Nouvelle-Calédonie, une ambition commune

Nouvelle-Calédonie, une ambition commune

04 novembre 2018

Aujourd’hui, la Nouvelle-Calédonie a vécu l’une des étapes importantes de son histoire. Rien n’était écrit. Trente ans après les accords signés par Michel Rocard, Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur, la paix durable a remplacé la violence. Le dialogue s’est substitué au conflit. Les Calédoniens discutent ensemble de leur avenir.

Nous saluons la très belle participation des Calédoniens qui, à  près de 80 %, se sont rendus aux urnes pour choisir le destin de leur territoire.
Ce référendum est l’une des promesses tenues des Accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) discutés et signés par les gouvernements socialistes de Michel Rocard puis de Lionel Jospin. Le dernier quinquennat, qui a vu l’accompagnement de l’État durant la crise du nickel, a permis de déterminer la question posée aux électeurs et de sécuriser, avec les différentes parties, la liste électorale. Il n’aurait bien sûr pu avoir lieu sans l’importante mobilisation des dirigeants calédoniens tout au long de ces trois décennies notamment au sein des nombreuses réunions des comités de signataires. La tenue de ce référendum est une réelle victoire collective.
Nous prenons acte de la décision d’une large majorité des votants de vouloir poursuivre un destin au sein de la République française, de construire l’avenir avec l’ensemble des Français.

La gauche socialiste est fière d’avoir fortement contribué à la paix, d’avoir reconnu la dignité du peuple kanak et d’avoir engagé ce processus unique. La pleine détermination des peuples à disposer d’eux-mêmes est une valeur fondamentale pour les socialistes.

Ce référendum constitue une étape. Le processus doit se poursuivre. À ce titre, nous demandons que l’État maintienne et amplifie ses efforts en faveur de la Nouvelle-Calédonie, condition de la réussite de ce processus inédit de décolonisation. Il doit être mieux ciblé pour réduire, de manière plus volontariste, les inégalités qui subsistent, lutter contre la vie chère et faire le pari du développement durable.