Communiqué de presse du 3 décembre 2020 de la délégation socialiste française au Parlement Européen : Giscard et la tortue à tête de dragon

Communiqué de presse de la délégation de la gauche sociale et écologique – 3 décembre 2020 – https://www.social-ecologie.eu/giscard-et-la-tortue-a-tete-de-dragon/

Giscard et la tortue à tête de dragon

C’est avec tristesse que les membres de la délégation de la gauche sociale et écologique ont appris le décès de Valéry Giscard d’Estaing. Nous présentons nos condoléances à sa famille ainsi qu’à ceux qui l’ont accompagné au cours de sa longue vie politique.
Depuis le Parlement européen, qui est né sous sa présidence, et alors que s’ouvre la conférence sur l’avenir de l’Europe, nous pensons à Giscard l’Européen, celui de la convention sur l’avenir de l’Europe des années 2002-2003. Et à une tortue à tête de dragon en porcelaine de Chine.
Quand l’ancien président de la République française a pris la présidence de la Convention, il connaissait les enjeux : rendre l’Union européenne plus démocratique, plus transparente et plus efficace. Déjà. Et les difficultés : représentants des États membres, délégués des Parlements nationaux, représentants du Parlement européen, de la Commission européenne et des dix pays candidats à l’adhésion, citoyens européens… il fallait mettre les 105 « conventionnels » d’accord. Alors que les oppositions étaient fortes entre fédéralistes et intergouvernementalistes. Déjà.
Face à l’ampleur de la tâche, VGE a posé cette étrange statuette, une tortue à tête de dragon. Symbole pour lui de sagesse, de prudence, de longévité, et de détermination. Comme la Convention, “la tortue-dragon avançait de manière progressive pour saisir dans ses griffes, le moment venu, le texte final” expliquait-il.
Alors que le résultat de ces travaux a constitué une avancée importante de l’Union européenne, et dans la perspective de nos travaux sur l’avenir de l’Europe, l’occasion est là de rendre hommage à VGE l’Européen : repartir à la recherche d’un animal totem pour incarner l’Union européenne. La France a son coq, les États-Unis l’aigle, la Russie l’ours. Cette chimère n’est pas notre premier choix, mais elle a toute sa place dans le débat !