COMMUNIQUÉ DE PRESSE | BUDGET 2026 : QUAND L’OBSTINATION LIBÉRALE CONCURRENCE LA VIOLENCE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

MARDI 15 JUILLET 2025

BUDGET 2026 : QUAND L’OBSTINATION LIBÉRALE CONCURRENCE LA VIOLENCE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE

Après des semaines à dramatiser la situation budgétaire du pays et à poser le chiffre de 40 milliards comme un fétiche, le Premier ministre vient de rendre ses arbitrages budgétaires. À tous égards le cumul des mesures annoncées aura des conséquences graves sur le pouvoir d’achat des ménages.

Le déficit des finances publiques ne vient pas des dépenses, mais du désarmement fiscal décidé depuis 2017 par Emmanuel Macron : chaque année, ce sont en moyenne 60 à 65 milliards d’euros de recettes fiscales qui sont détruites, principalement au bénéfice des plus aisés. Pour le résoudre, François Bayrou veut faire payer encore un peu plus tous les Français dont l’impôt va augmenter avec le gel du barème de l’IR, en particulier les petits revenus et les salariés modestes, tout en continuant à épargner les super riches. La suppression des jours fériés est à ce titre le symbole d’un gouvernement qui en est réduit à faire travailler plus les Français pour assurer le train de vie de quelques privilégiés – à ce titre, vouloir supprimer le 8 mai, le jour de la victoire contre le nazisme, est une faute morale et historique. 

L’année blanche proposée par le Premier ministre est une décision paresseuse de courte vue mais surtout dangereuse. Elle ne résout rien à terme ; renforce les injustices puisqu’elle pénalise trois fois plus les plus pauvres que les plus riches ; et évite de réorienter les investissements vers des dépenses immédiates et utiles aux Français en matière sociale et de lutte contre le réchauffement climatique. Enfin, ⁠⁠le gel des dépenses de l’État va une fois encore fragiliser les services publics et surtout pénaliser les Français dans les territoires ruraux et les petites villes. Alors que le sentiment de relégation prévaut dans de nombreux territoires, le Parti Socialiste ne peut accepter la poursuite de la ponction sur les ressources des collectivités territoriales (DILICO). Une telle perspective se traduira par une diminution des services publics du quotidien, au détriment de nos concitoyens. 

Sur le plan des dépenses, le Parti socialiste dénonce la mise en œuvre, une nouvelle fois, d’une politique de rabots injustes sur le budget de l’État et irresponsables sur le budget de la Sécurité sociale. Ce sont toujours les mêmes qui subiront cette politique austéritaire et ces reculs de prises en charge des malades et des personnes frappées par des difficultés : personnes en situation de précarité, familles monoparentales et femmes isolées, personnes frappées par des accidents de la vie, retraités… livrés à la brutalité du gouvernement.

Le Parti socialiste est pleinement conscient de la crise budgétaire actuelle et des besoins de financement pour répondre notamment aux enjeux de transition écologique, de lutte contre la pauvreté et de transition écologique. Mais pour améliorer les recettes de l’État, un chemin juste existe :  par la réforme de la fiscalité sur les gros patrimoines et l’accroissement de la progressivité de la fiscalité des revenus.

La copie présentée est purement inacceptable. Les socialistes feront leurs propres propositions à la rentrée prochaine. Sur les bases actuelles, la censure est la seule perspective.