Communiqué de presse du 19 juin 2020 de la délégation socialiste française au Parlement Européen : Quel tourisme après la crise ?

Quel tourisme après la crise ?
 
Communiqué de presse de la délégation de la gauche sociale et écologique – 19 juin 2020 – http://www.social-ecologie.eu/quel-tourisme-apres-la-crise/


Quel tourisme après la crise ?

Le Parlement européen exprimera aujourd’hui son plein soutien aux entreprises du tourisme dans toute l’Union européenne. Au-delà d’une réponse immédiate à la crise, les députés européens reprennent des propositions clés portées par la délégation de la gauche sociale et écologique pour transformer le secteur du tourisme : la création d’un chèque vacance européen et la mise en œuvre d’une certification “tourisme soutenable” pour encourager un développement plus vertueux du secteur.

Les entreprises du secteur sont confrontées à la pire crise de leur histoire. Le tourisme emploie 23 millions de citoyens, soit 11% de l’emploi total dans l’Union, et contribue à près de 10% du PIB. Les voyages, c’est aussi une des façons de connaître l’autre, sa culture, sa langue. C’est là un secteur indispensable au renforcement de la construction européenne.

Pour Nora Mebarek, eurodéputée socialiste membre de la commission du transport et du tourisme : « la crise démontre la nécessité d’une transition touristique axée sur la soutenabilité et l’accessibilité. C’est pour cette raison que je propose la création d’un label européen “tourisme soutenable” et d’un chèque vacance européen, couplé à des financements spécifiques, pour soutenir les voyageurs les plus modestes et les travailleurs saisonniers, sur la base d’un nouveau modèle visant la qualité plutôt que la quantité, et qui donne toute sa place à la culture ».

« Alors que certaines fédérations patronales souhaitent avancer un agenda néolibéral visant à rogner les congés pour faire travailler plus les Européens, nous plaidons au contraire pour donner à ces derniers le droit de se reposer, après avoir affronté une épreuve sans précédent. Les vacances d’été doivent être l’occasion pour tous de se relever de cette étape, à commencer par ceux qui étaient en première ligne dans cette crise », concluent les membres de la Délégation de la gauche sociale et écologique.