L’Etat est responsable d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) à l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) et de la suppression de plus de 800 postes. Les Socialistes ont toujours été aux côtés de l’Afpa et de ses salarié·es. Nous réaffirmons notre soutien sans faille.
En 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a accompagné la structure dans une période de profonde transformation. En 2016, sous la présidence de François Hollande, l’Afpa s’est vu attribuer le statut d’Établissement public industriel et commercial (EPIC), afin de conforter sa mission au service de l’intérêt général.
En parallèle, un plan d’investissement en faveur des publics les plus éloignés a permis de stopper la progression du chômage lié à la crise économique et de le faire reculer. Cette mesure a préfiguré le Plan d’investissement dans les compétences. Les moyens consacrés à ce dispositif ont été maintenus jusqu’en 2025. Aujourd’hui, les coupes budgétaires décidées par l’État mettent à mal un dispositif qui a pourtant fait ses preuves et qui constitue un levier essentiel pour l’insertion professionnelle.
Alors que notre pays connaît une forte progression du chômage, que les perspectives économiques et sociales sont préoccupantes et que les plans sociaux se multiplient, comme à l’Afpa, la décision d’un PSE est particulièrement incompréhensible.
Plus de la moitié des organismes de formation pourraient par ailleurs être confrontés à des difficultés financières majeures cette année.
Le Gouvernement se désengage ainsi progressivement d’une structure essentielle pour garantir l’égalité d’accès à la formation sur l’ensemble des territoires, l’accueil des publics les plus éloignés de l’emploi. L’Afpa joue également un rôle déterminant pour accompagner la réindustrialisation de notre pays et contribuer à la transition environnementale dans l’ensemble des métiers.
Après un premier plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) engagé sous Emmanuel Macron en 2018, un second PSE vient désormais d’être décidé par les ministères de tutelle de l’Afpa, notamment le ministère de l’Économie et des Finances et le ministère du Travail.
Cette décision est dangereuse et ne répond pas aux enjeux auxquels notre pays est confronté aujourd’hui.
Elle ne répond pas non plus à la nécessaire refonte de notre système de formation professionnelle, ni à l’exigence de préserver et de renforcer un opérateur public qui doit pleinement trouver sa place au sein du service public de l’emploi.
Les Socialistes seront aux côtés des salarié·es de l’Afpa pour porter des propositions durables, à la fois pour les personnels et pour les publics qu’ils accompagnent chaque jour.
Une proposition de loi sera prochainement déposée afin de réinterroger en profondeur l’organisation du secteur de la formation professionnelle, les liens avec les Greta et la place des différents publics accompagnés.
Notre objectif est clair : renforcer le service public de l’emploi et de la formation afin qu’il soit pleinement au rendez-vous face à la hausse du chômage, aux transformations du monde du travail et aux défis de la réindustrialisation et de la transition écologique.
L’Afpa doit retrouver une trajectoire lui garantissant un rôle structurant dans le secteur de la formation professionnelle.
