Présentation de la commission “Agriculture et Ruralité”

Durant le demi-siècle qui vient de s’écouler, les campagnes françaises ont largement été transformées par l’urbanisation. Aujourd’hui, selon l’INSEE, 95 % des Français vivent dans des communes sous influence urbaine : 65 % dans un pôle urbain et 30 % dans les espaces périurbains, ce qui représente respectivement 42,5 et 19,4 millions de personnes. Les Français ne sont plus que 5 %, soit 3 millions d’habitants, à résider dans des communes hors de l’influence des villes. Ainsi, l’urbanisation de la société française marque la disparition de la société rurale traditionnelle. Elle s’est traduite, quel que soit le lieu habité, par une homogénéisation culturelle que l’on constate au travers des modes de vie et de consommation ainsi que des attentes des citoyens en matière de mobilité, de services, de connectivité, etc. Face à ce constat, le premier rôle de l’État est de considérer avec la même attention tous les territoires et leur population pour s’assurer que les moins dotés, ceux qui se sentent ou sont relégués, bénéficient des politiques de solidarité nationale et d’égalité des territoires. De plus, il est nécessaire de soutenir une agriculture locale et respectueuse de l’environnement par le renforcement de la présence des produits locaux dans la restauration collective ou, encore, les actions en faveur de la valorisation du tourisme rural. Soutenir également les innovations en matière d’action publique tels que les contrats de réciprocité qui visent à fonder de nouvelles coopérations entre villes et campagnes. L’objectif est de promouvoir un aménagement des territoires à la mesure des nouvelles ruralités.

Anthony LEROY